L’attachement

De tout ce que j’ai pu apprendre et découvrir dans ma vie de professionnelle de santé dans la petite enfance, je crois que la théorie de l’attachement est ce qui a mis le plus de lumière sur mon chemin.

Lorsqu’on évoque la relation parent/enfant, je pense utile à tous de parler de l’attachement. Il s’agit pour moi d’un Incontournable ! 

Il s’agit d’une base, d’un processus qui aura des répercutions sur toute notre existence. On ne peut parler de parentalité en faisant abstraction de ce sujet. L’attachement est actif toute notre vie, de la naissance à notre dernier souffle. Il se rejoue à chaque grande étape de la vie.

Je vais vous évoquer très succinctement ce sujet qui me passionne et qui pourrait remplir des pages. Je l’ai découverte en formation avec le Dr Nicole GUEDNEY et continue de m’y intéresser via l’Institut de la Parentalité, dirigé par le Dr Anne RAYNAUD, ainsi que par de nombreuses lecture sur le sujet. J’aurai beaucoup de plaisir à y revenir avec vous si vous le souhaitez !

 

attachement

 

Qu’est ce que l’attachement ?

On peut définir l’attachement comme un lien privilégié, sélectif que l’enfant va développer avec la ou les personnes qui prennent soin de lui. Cette personne qui va lui procurer soin, sécurité et réconfort. Cette personne vers qui il sera toujours possible de se tourner en cas de besoin, de stress: un refuge !

La théorie de l’attachement a été décrite par John Bowlby, psychiatre et psychanalyste anglais, dans les années 1950, l’après-guerre. De nombreux enfants, privés très tôt de leurs parents, leurs figures d’attachement, ont été observés. Leur détresse a  été étudiée. En effet, un bébé, être vulnérable, ne peut pas ne pas s’attacher ! Son besoin de proximité est vital. Les cris et les pleurs sont les moyens utilisés pour créer ce lien et satisfaire ses besoins: l’adulte se rapproche afin de faire cesser ses appels. Ensuite, viendront les sourires et les babilles qui motiveront le parent à poursuivre les soins. L’ensemble de ces interactions construisent, au fil du temps, le lien d’attachement.

Avec le temps, les liens se tissent:

Les premiers mois et premières années de l’enfance sont donc très importantes dans le développement psychophysiologique de l’enfant.

« Le bébé qui ressent la destruction psychophysiologique
liée à la faim, au froid ou au sommeil ne pleure pas pour
se faire les poumons comme on l’entend encore dire trop
souvent. Il pleure pour signaler son malaise et pour
appeler à l’aide. L’enfant qui a peur tend les bras vers sa
figure d’attachement. L’enfant qui a du chagrin demande
à être tout proche de sa figure d’attachement pour être
consolé : ce n’est ni un caprice ni du cinéma. » (Dr Nicole GUEDNEY).

D’où l’importance d’être en capacité de pouvoir accueillir et répondre à ce chaos émotionnel que vit l’enfant. Toutes ces émotions négatives (désagréables) ne peuvent pas être régulées par l’enfant tout seul. L’apaisement, détente, relaxation seront apportés par la proximité de la figure d’attachement qui va réconforter et sécuriser l’enfant. Ainsi, le parent procure au bébé une base sécure.

En cas de non réponses à ses appels et ses besoins, l’enfant va se construire sur un autre modèle, un autre type d’attachement (insécures ou désorganisé). L’exploration du monde et la relation aux autres pourront alors s’en trouver altérées.

 

l’attachement

« A chaque étape de notre vie: enfance, adolescence, âge mûr, l’attachement se rejoue et se revisite, pouvant nous aider à comprendre et à mieux gérer certains de nos comportements, certaines  de nos représentations mentales, la palette de nos émotions. »

Dr GENET & WALLON, « Psychothérapie de l’attachement »

Sources:

« L’attachement, un lien vital », Dr GUEDNEY: ICI

Psychothérapie de l’attachement, Dr GENET et Dr WALLON, édition DUNOD

Institut de la parentalité: ICI

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